Avertissement
Les deux documents qui suivent ne sont pas de moi. Je ne sais jusqu'à quel point je suis en droit de les présenter sur un site WEB tant juridiquement, que moralement. Après bien des hésitations je crois qu'il est bon de les mettre à la portée du plus grand nombre car ce sont des documents qui apportent des précisions importantes sur le passé de Boufarik
Le premier "Monographie du Domaine Sainte Marguerite" est, j'en suis certain pratiquement impossible à localiser car il s'agit de vingt deux feuilles A4 dactylographiées et n'a jamais été édité. Il a été rédigé aux alentours des années soixante par la fille de Monsieur Delauzun qui était comme, chaque boufarikois le sait, instituteur à l'école Jean Louis Pages. Je tiens par avance à m'excuser auprès de la famille Delauzun, auprès de l'auteur, descendants ou ayants droit que je n'ai pas pu localiser mais j'insiste sur le fait que ce travail de mémoire est important et doit être connu. C'est un témoignage exceptionnel,. Il est en ma possession depuis plus de trente ans et m'a été facilité en son temps par ma cousine Josette Ivorra qui habitait la ferme Chiris (Domaine Sainte Marguerite) et la Cour de Madrid pour plus de précision.
Le deuxième document est un petit extrait du livre de Claudine Chaulet publié à la SNED (Société Nationale d'Édition et de Diffusion) d'Alger en 1971 sur l'autogestion en Algérie qui commença comme par hasard au Domaine Sainte Marguerite. La SNED n'existe plus et je ne sais où contacter Claudine Chaulet. Si un jour elle a l'occasion de voir ces lignes qu'elle me pardonne mais son livre est absolument introuvable actuellement. La lecture du premier texte permettra une explication introductive au phénomène social et économique décrit dans le livre de Claudine Chaulet, car il est évident que la ferme Chiris modèle sur de nombreux points et surtout en matière d'organisation et de planification à long terme, était l'outil idéal par excellence pour qu'en 1962 des travailleurs formés, préparés, et connaissant leur travail prennent en main leur subsistance immédiate et l'initiative de gérer eux même la moisson, les vendanges et autres récoltes programmées. La mise en marche du domaine et son entretien coulait de source. Les problèmes survinrent plus tard quand la machine bureaucratique de l`État, du parti et du syndicat, depuis Alger vinrent fourrer leurs nez et convertir ce joyaux d'exploitation agricole en une lamentable ferme à l'abandon que j'ai pu revoir en 1990. Il faut dire que l'Autogestion ne plaisait pas à tout le monde à l'époque. Ce fut une nécessité dû à une situation exceptionnelle et non pas une décision politique et sociale réfléchie et idéologique. Par ailleurs les gouvernements successifs d'alors Ben Bella et Boumedienne misèrent tout sur l'industrie lourde laissant les paysans se débrouiller tous seuls.
Le plan ci-joint du Domaine Chiris à été réalisé par moi de mémoire. Il y a certainement des oublis voir des erreurs, mais c'est dans les grandes lignes le plan du domaine.