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Mon arrière grand'mère Rosine Isaac est la première preuve écrite de la prédestination de la famille aux "problèmes administratifs" et autre tracasseries de la vie paperassière qui m'empoisonnent régulièrement la vie. Expatriées, rentrez accoucher dans votre pays, vos enfants échapperont aux cauchemards du certificat de nationalité! Né à l'étranger de parents nés à l'étranger et de 3 grands parents sur 4 nés à l'étranger, mon bien le plus précieux est mon certificat de nationalité obtenu aprés des mois de démarches administratives. En 1998, ma carte d'identité étant périmée, je me suis retrouvé "sans papiers". La vieille carte en carton ne prouvant pas que j'étais Français, on ne pouvait pas me donner la nouvelle en plastique sans certificat de nationalité. Puisque je n'étais pas français, crânement, j'ai rempli une demande de carte de séjour qui m'a été refusée au motif que je n'étais pas étranger, mais il n'était pas pour autant question de me donner une carte d'identité sans certificat de nationalité. Ni français, ni étranger, il m'a fallu fournir mon extrait de naissance, je suis né à Tunis, et l'extrait de naissance de mon père né en Tunisie aussi. A Nantes, ils ne sont pas des plus rapides et j'ai eu le tort de formuler les deux demandes dans le même courrier, et bien sur, je n'ai reçu qu'un extrait de naissance et j'ai du redemander l'autre. Il me fallait aussi fournir les extraits de naissance de mon grand père et de mon arrière grand père nés en France. Ils étaient chez ma mère depuis le décés de mon père (il avait fallu fournir un certificat de nationalité pour que ma mère puisse toucher la pension de réversion bien que mon père soit fonctionnaire et que l'article 1 de la fonction publique précise "être de nationalité française") et je les ai donc présenté au tribunal d'instance. Hélas! L'aimable guichetière me tendit, avec la moue victorieuse du fonctionnaire qui rejette le dossier incomplet, l'extrait de naissance de mon arrière grand-père en me disant :"Il est trop ancien, il m'en faut un plus récent au cas où il se serait produit dans sa vie un évènement porté dans les mentions marginales. Elle avait raison la bougresse: "mentions marginales Néant". En 130 ans, de 1846 à 1976, mon arrière grand-père n'avait fait que naitre. "Dépassée Jeanne Calment!" m'écriai-je, " Vous savez madame, à 152 ans, mon arrière grand-père ne songe plus au mariage, nous en parlions encore hier." Rouge de honte de sa nullité en calcul mental, elle se tourna vers son chef qui rigolait comme un fou, en répétant "C'est bon! C'est bon" entre deux hoquets et consentit à considérer mon dossier comme complet. C'est ainsi que j'ai attendu quelques semaines de moins pour obtenir ce précieux certificat de nationalité. Un conseil d'administré pour les gens nés à l'étranger : mariez-vous avec une française née en France, car si les extraits de naissance ont prouvé ma nationalité, il est aussi marqué sur le certificat de nationalité que je suis français par le mariage. Et je me suis marié deux fois! Et pour ceux qui veulent des arguments pour faciliter leurs démarches, 3 circulaires à connaitre |